Les tribunaux islamiques britanniques (
Sharia courts), qui arbitrent les conflits au sein au sein de la communauté musulmane depuis 25 ans, ont vu leur compétence élargie.
« On s’est rendu compte que la loi sur l’arbitrage [de 1996] nous permettait traiter des cas susceptibles d'être ensuite portés devant une
County Court ou la
High Court. » a déclaré Faiz Al-Aqtab Siddiqi, président du Tribunal musulman d’arbitrage.
Ainsi, ces tribunaux pourront traiter des cas tels que les affaires financières ou les violences conjugales. Leur compétence se limite à l'
arbitrage, ils sont donc soumis à l'accord préalable des parties.
Cependant, ils ne font pas l’unanimité. En effet, beaucoup craignent qu’ils ne deviennent un système judiciaire parallèle.
« Je trouve ça pathétique. Je ne pense pas qu’un arbitrage effectué sous le régime de la Charia devrait être validé par le gouvernement britannique. » s’indigne Douglas Murray, directeur du Centre social anglais de cohésion.
Cependant, l’accroissement des pouvoirs des tribunaux islamiques a été fortement encouragé par Rowan Williams,
Archevêque de Cantorbéry et Lord Nicholas Phillips, le
Lord Chief of Justice. En effet, pou eux, le système juridique britannique doit permettre aux Musulmans d'être jugés selon la Charia.
Le Royaume-Uni compte environ deux millions de Musulmans.
Source :
IOL (Anglais)